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sacrés par le mariage, tandis qu'on n'y trouve pas le même danger quand ces rapports s'exercent en dehors du mariage et qu'ils sont en ontre démesurément multipliés, qu'ils se répèteut jusqu'à quinze et trente fois par vingt-quatre heures, comine ou a démontré qu'il arrive aux prostituées de maisons de tolérance?
Je voudrais aussi avoir quelques éclaircissements sur l'état moral de ceux de mes confrères sur qui pèse le règlement et qui se trouvent dans la triste nécessité de donner un certificat de santé à une syphi- litique condylomateuse chez qui ils viennent de voir disparaître une des manifestations actives de la période. Il me semble qu'en mettaut sur la carte d'une telle prostituée la note « saine a (telle est du moins la formule qu'on emploie dans mon pays), le médecin n'a que deux alternatives: ou bien il abjure toutes les convictions scientifiques modernes, ou bien, reconnaissant chaque fois la fausseré de son attestation, il fait des compromis avec sa conscience.
Il résulte de tout ceci que la réglementation doit nécessairement en venir à écarter des rangs de la prostitution inserite toutes les syphilitiques, depuis le jour où elles contractent la contagion jusqu'au moment où elles sortent de la période condylomateuse, c'est-à-dire pendant trois ou quatre ans au minimam. Autrement elle u'est pas en droit de se faire considérer comme une institution qui rend à pro- téger la population exposée à l'infection syphilitique dans ses rapporis sexuels avec les femmes inscrites.
Mais si ce mode de faire prévalait, les prostituées malades rentre- raient dans la population, car il est roatériellement impossible de les garder toutes emprisonnées. Il faudrait les remplacer par d'autres. saines, qui tomberaient infailliblement malades à leur tour pendant les deux ou trois premières années de l'exercice de leur profession, comme nous l'avons vu plus baut, et il faudrait toujours continuer de même. De cette manière, la réglementation recruterait sans cesse des femmes saines pour le service des clients de la prostitution, et rejetterait des ferames syphilitiques dans la population. Ainsi le système pourrait peut-être réaliser son idéal.
Une autre solution qui atteindrait mieux le but et répondrait davan- tage aux exigences de la science, serait de n'admettre parmi les prostituées inscrites que des syphilitiques arrivées au terme de la période condylomateuse ou entrées dans la période gommeuse, car celles-la seraient réellement incapables de transmettre la contagion.
Si les règlements ne soutiennent pas la critique au point de vue des doctrines modernes sur la syphilis, voyous jusqu'à quel point ils sont pratiques.
Admettons que, grâce à la réglementation, on réussisse à éloigner
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de la prostitution officielle toutes les femmes évidemment malades, et que la syplulitique, lorsqu'elle quitte l'hôpital où sont internées les inscrites, ne présente nulle part, ni sur la peau, ni sur les mem- branes muqueuses, la moindre trace des infiltrations spécifiques auxquelles elle vient d'être sujette. Admettons qu'elle n'ait ni fissu- res, ni écorchures. qu'elle ne conserve le principe de la contagion que dans le sang, et que ee principe même soit très affaibli grâce à la médication à laquelle le sujet vient d'être soumis. La prostitution inscrite contiendrait ainsi seulement des femmes dans les périodes intermédiaires de la syphilis où les malades ne présentent pas de symptômes apparents. Nous admettons, en d'autres termes, que Tidéal de la réglementation actuelle soit atteint et qu'elle ait pu atener la prostitution surveillée à l'état qu'elle se propose, Voyoos même dans ce cas jusqu'à quel point le système serait pratique.
Si le sang du syphilitique condylomateux resto contagieux, il pourra communiquer l'infection à ceux qui l'entourent aussi long- temps que dure cette contagiosité, et même dans les simples rap- ports journaliers que nécessite la vie en commun. Le danger de con- tamination devient beaucoup plus considérable pendant les attou- chements particulièrement intimes, où le corps du malade entre eu contact avec celui de l'individu bien portant, comme c'est le cas dans l'allaitement et dans les rapports sexuels. Entin, le danger arrive à son maximum dans les rapports sexuels entre Findivido sain et la prostituée atteinte de syphilis condylomateuse, surtout si cette pros- tituée se trouve dans une maison de tolérance. En effet, la fréquence extrême des rapports, particulière à ces établissements → - quinze & trente par jour favorise la formation des écorchures et des plaies sur les parties sexuelles de la femme et facilite d'autant la transmis- sion de la syphilis.
Toutes ces considérations ont leur importance, même pour le cas où l'individu ne présente aucune manifestation apparente de la ma- ladie. Mais en réalité, les conditions sont encore moins favorables. En effet, il faut aussi tenir compte des faits suivants :
a) Les organes sexuels des femmes, accessibles à l'observation clinique, présentent quelquefois des infiltrations spécifiques qu'il est pourtant impossible de constater, même au moyen de l'examen le plus minuticos, ainsi que l'ont prouvé les recherches pathologo- anatomiques de Neumann.
b; Il peut se produire des infiltrations spécifiques très étendues. avec sécrétion abondante, sur les muqueuses qui restent inaccessibles à l'œil dans les recherches cliniques ordinaires, par exemple sur la muqueuse qui revêt le col et la cavité de la matrice et de l'urètre, Ces sécrétions se répandent facilement sur les parties sexuelles
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